Ce mardi 27 mai, Christian Favier, président PCF du Conseil général du Val-de-Marne, a fait salle comble à la MAC de Créteil pour échanger avec les agents de la collectivité sur la perspective d’une suppression du département.

Quelques 1500 des 8000 personnels avaient fait le déplacement. Après avoir commandé un sondage Ifop auprès des habitants pour questionner leur position face à une éventuelle suppression du département, le Conseil général a effectué une nouvelle consultation auprès des agents révélant que 84% d’entre eux sont inquiets.

Dans la salle, interrogations et confessions des craintes suscitées par cette réforme territoriale se succèdent. « On veut asphyxier la mission de la fonction publique alors qu’elle est à destination de la population », s’indigne un agent. « Comment lutter quand on manque d’informations ? La seule chose que l’on nous dit, c’est que cette réforme va permettre de faire des économies » reprend Julien, de la direction logistique. « Nous avons besoin de savoir ce que nous allons devenir d’ici deux ans » s’alarme à son tour une responsable de crèche.

Ces inquiétudes sont légitimes, encourage Christian Favier. « Il y a des politiciens qui pensent que certains secteurs d’activités devraient être relégués aux associations ou au bénévolat, plutôt qu’à des professionnels qui s’en occupent dans le cadre de la fonction publique mais la force du service public réside dans sa capacité à corriger les inégalités en permettant l’accès aux mêmes services quel que soit le territoire sur lequel on habite. Il y a une complémentarité entre les actions des différentes associations et de la fonction publique : l’une ne peut pas remplacer l’autre » insiste l’élu qui souhaite une consultation par référendum sur cette question.