Lors de la séance du Conseil général du lundi 19 mai, les élu-e-s de droite ont une nouvelle fois pris position contre la politique culturelle du Conseil général.

Ils ont refusé de voter la convention qui engage le Département, la Région et l’Etat à financer la Briqueterie, Centre de développement chorégraphique, pour les trois ans qui viennent. Et donc d’apporter à cet équipement une forme de sécurité indispensable au développement de ses activités.

Nous déplorons que cette Convention n’ait pas été adoptée dans une unanimité de l’Assemblée départementale qui aurait été riche de sens et de portée dans le contexte actuel marqué par les annonces de suppression des départements et de réductions drastiques des dotations de l’Etat aux collectivités locales.

Alors qu’il est nécessaire de débattre et de se mobiliser largement contre tout recul du service public, de la décentralisation et de la démocratie locale…, la droite départementale vient de montrer qu’elle entérine avec une bienveillance déconcertante l’austère processus de réduction budgétaire et surtout les annonces de suppression du département.

Elle alimente ainsi, au travers de l’actualité l’opposition, qu’elle affiche de manière constante depuis des années aux projets et réalisations culturelles départementales.

La Briqueterie, qui a ouvert ses portes en mars 2013, est un lieu d’échanges et de confrontations artistiques reconnu, ouvert sur le territoire. En un an, ce sont plus de 5500 visiteurs, une quarantaine de compagnies, 16 projets soutenus en production et près de 300 artistes qui y ont été accueillis. De nombreux partenariats y sont menés avec des structures départementales, régionales, nationales et internationales, ainsi que des résidences de recherche en lien avec le secteur universitaire.

L’ensemble de ces activités s’appuie sur une coopération régulière avec les théâtres et les structures de diffusion de spectacles implantés dans le Val-de-Marne, afin de favoriser la rencontre avec les publics locaux.

Pourtant, prenant prétexte des réductions budgétaires annoncées par le gouvernement et du projet de réforme de la carte territoriale, la droite prétend remettre en cause cette activité et persévère dans son refus de voir menée une politique culturelle libre, créative et accessible à un large public.

C’est la même posture rétrograde qui l’a déjà conduit à s’opposer régulièrement au MAC/VAL, à attaquer systématiquement la légitimité des aides aux associations, compagnies et établissements culturels, ou à demander l’abandon de l’installation du Théâtre des Quartiers d’Ivry, Centre dramatique national, dans la Manufacture des Œillets rénovée.

Dans une période où les politiques d’austérité dégradent gravement les conditions de vie de nos concitoyens, fragilisent les équipements et les créateurs, précarisent les artistes et les techniciens, il est essentiel de continuer à mener des politiques culturelles fortes et audacieuses, indispensables à l’émancipation et à la construction de chacun, mais aussi à l’équilibre de notre société et, au bout du compte, à la liberté.

C’est dans cette voie moderne et démocratique que les élus Front de gauche (PCF-PG-Citoyen) du Conseil général entendent continuer à mener résolument leur action, au plus proche des besoins de la population du Val-de-Marne.