77% des Val-de-Marnais se disent attachés à leur département. Ce chiffre à lui seul pourrait surprendre.

Ne dit-on pas dans les médias et en haut lieu, là où règnent les fausses idées reçues, qu'en secteur urbain, les habitants plébisciteraient la disparition des départements au profits des métropoles?

La réalité est tout autre.

Nos concitoyens n'attendent pas un quelconque big bang des territoires.

Non, ce qu'ils veulent, ce sont des élus qui répondent aux problèmes qu'ils rencontrent: l'emploi, les salaires, la reconquête industrielle, le pouvoir d'achat, le logement... Sur tous ces sujets, c'est une autre politique, plus juste, plus humaine, plus sociale qu'espèrent les Français et les Val-de-Marnais.

Pas un de nos concitoyens avec qui je m'entretiens n'évoque l'urgence d'une réforme territoriale.

Au contraire, depuis que le gouvernement et le président de la République se sont entêtés à vouloir faire disparaître les départements, le reçois de nombreux témoignages d'inquiétude ou d'opposition à ces projets.

__Pourquoi, en effet, supprimer ce qui est utile, ce qui contribue à améliorer la vie de toutes et de tous, ce qui rapproche des lieux de décision? __ Pour une très large majorité de Val-de-Marnais, mais aussi pour de très nombreux acteurs de la vie départementale que notre mission d'information sur la suppression des départements de petite couronne a auditionnés, la perspective de disparition du Département est tout simplement incompréhensible.

A l'heure où le peuple vient de dire clairement son rejet de l'Europe du libre-échange et de l'austérité généralisée, s'obstiner à mettre en oeuvre la recommandation de Bruxelles qui vise à diminuer le nombre de collectivités locales pour réduire la dépense publique a désormais quelque chose d'indécent.

A force de refuser d'entendre le peuple, on le pousse dans les bras de l'intolérance et de l'exclusion. Il est grand temps de se ressaisir!!

Christian Favier, Président du Conseil général du Val-de-Marne